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Toute l'histoire de KENZO racontée par Josianne Toussaint, sa maîtresse.
HISTOIRE DE KENZO DEPUIS 2002
Kenzo a été confié à mon fils monsieur Leconte Jonathan par une connaissance de ce dernier, Maugendre stéphane, qui vivait à l’époque avec une dénommée Cynthia Létendard.
Mais le couple s’est séparé très vite et c’est suite a cette séparation que Kenzo a été confié a mon fils en février 2002 . Mais cet époque mon fils vivait encore chez moi.
Quand mon fils s’est rendu à l’adresse indiquée ( 49 rue jules vallés 76610 le havre ) pour récupérer la carte de tatouage de kenzo Numéro du tatouage était 2ANT751 il na pas pu retrouver ce monsieur , il a laissé des messages sur son tèléphone portable mais là encore aucune nouvelles .
Quelque mois plus tard (fin aôut 2002) je suis tombée très gravement malade je suis rester 3 semaines hospitalisée ( une méningite ) ;
Lorsque je suis rentrée chez moi j’étais seule toute la journée dans l’appartement. Mon mari et Jonathan travaillaient et mes autre enfants étaient scolarisés .
Quand je devais me lever, puisque j ‘était allongée toute la journée par la force des choses ne serait ce que pour aller aux toilettes, kenzo qui se tenait toujours allongé près de mon canapé voyait que je me levais et restait tout prêt de moi. Comme je ne tenait pas trop sur mes jambes il me poussait très légèrement pour que je ne tombe pas et que je reste bien contre le mur où je m’appuyais. Il s’autorisait à dormir quand je dormais moi-même et dès que je faisait un geste même le plus insignifiant aussitôt il se levait a toute vitesse pour voir ce qu’il m’arrivait.
Un jour je suis tombée et c’est lui qui a prévenu qu’il se passait quelque chose d’anormal , car mon mari ce jour là préparait le repas des enfants et n’avait pas vu que j’étais tombée. Kenzo a ainsi été mon ange gardien pendant près de 6 mois, sans cesse en alerte, jusqu’à ce que je puisse reprendre une vie a peu près normale.
Quand Jonathan a décidé de prendre son in dépendance en prenant son appartement je lui ai demandé s’il pouvait me laisser Kéké car je m’y étais énormément attachée, ainsi que toute ma famille. Nous étions très attachés véritablement à notre Kéké d’amour comme l’appelait ma fille de 10 ans à qui il manque encore cruellement aujourd’hui. Sans pour autant cesser d’essayer de retrouver monsieur Maugendre qui nous l’avait donné mais que nous ne pouvions toujours pas joindre.
Tous les enfants qui connaissaient Kéké le cherchent car ils aimaient jouer avec notre Kéké et lui, de son côté, leur rendait bien leur amour, il adorait les enfants. Il s’est toujours montré si pacifique, jamais il n’a grogné sur personne tout le temps de sa vie.
Mon petit fils qui avait 1 ans tout juste à ce moment là lui faisait des câlins à notre Kéké et il na jamais été brusque envers le bébé ni envers personne d’ailleurs.
Je dois préciser qu’il arrivait très souvent que Jonathan vienne chercher KENZO pour le faire courir et se dépenser un peu, ce que je ne pouvais pas faire à cause de mon handicap qui est de 50 pour cent suite à ma maladie (ci-joint une attestation et une carte prouvant mon handicap ) .
Alors que mon mari ou moi nous sommes déjà à de nombreuses reprises fait contrôler par la Police et on ne nous a jamais dit qu’il fallait le museler. Voir attestation de la police municipal prouvant que mon Kéké d’amour ne devait pas être déclarer puisqu’il était croiser boxer.
Pour revenir au jour maudit du 13 juin …………….
Jonathan est venu chercher Kéké après son travail. Il était environ de 18 heures ,il est aller faire courir mon Kenzo ensuite il est passé chez un ami et ils ont pris 2 apéritifs tout en discutant.
Dans la soirée Jonathan a décidé d’aller acheter un kebab pour son repas du soir il venait de prendre son kébab (il en prenait également un pour mon Kéké) Il devait rentrer chez lui car il était aux environs de 22 heures . J’aurais été rechercher Kéké le lendemain. Cela arrivait quand il le prenait pour le sortir et qu’il était un peu tard. Il le gardait chez lui car vue ma maladie je fatigue très vite donc le soir aux environs de 21 heures au plus tard je suis couchée. Je ne me suis donc pas inquiétée . Il venait donc d’acheter les kébabs quand au même moment la police nationale qui passait lui a demandé ses papiers. Il les a donné et je précise qu’il l’a fait sans résistance. Les policiers ont fait remarquer que kéké n’avait pas sa muselière qu’elle était autour de son cou. Jonathan leur a fait constater que KENZO avait été blessé au niveau de là où arrivait sa muselière, qu’elle lui faisait mal, qu’il venait de l’enlever et que de toute façon il était croisé boxer qu’il n’en avait pas besoin. A ce moment là les policiers lui ont donné des coups de matraque dans les reins et là Jonathan a dit a mon Kéké qu’il ne devait pas bouger.
A ce moment, Kéké a senti le danger et s’est roulé en boule aux pieds de Jonathan. Les policiers ont dit à Jonathan de lâcher la laisse. Jonathan a refusé parce qu’ils voulaient l’abattre sur place alors qu’à aucun moment il n’a montré de l’agressivité envers ces policiers qui voulaient à ce moment là visiblement le tuer. La police Nationale a finalement appelé la police Municipale qui a emporté KENZO à la fourrière du Havre (le couloir de la mort pour mon kéké chéri ) et Jonathan a été conduit au commissariat de la police national.
A la fourrière, kéké a dû penser que l’on l’avait abandonné. Il est resté toute la nuit et jusqu’à 11heures. Le 14 au matin c’est Jonathan qui l’a sorti de sa caisse. A ce moment là j’ai eu la réflexion « Pendant qu’ils y sont ils n’avaient qu’à le mettre dans un cercueil »
Tôt le jeudi matin Jonathan m’a appelée pour m’expliquer ce qui s’était passé la veille au soir.
Ensuite avec ma fille Jennifer qui elle est âgée de 17 ans nous somme allées voir Kenzo tous les jours nous lui avons apporté ses croquettes préférées car celles de la fourrière lui donnaient la diarrhée.
Monsieur Thiébaut, l’Officier de Police Judiciaire chargé du dossier était en vacances. J’ai écrit a monsieur Le procureur de la république et j’ai demander de l’aide a plusieurs associations de protection animale, entre autre la SPAB de Bolbec qui nous ont beaucoup aidés autant moralement que par leur action. Monsieur Thiébaut est revenu de vacances le 2 juillet et je pense qu’il avait déjà pris la décision d’exécuter KENZO. Cela faisait 3 longues semaines qu’il était dans le couloir de la mort.
Mais je suis sure que tous ces messieurs l’avaient déjà condamné a mort. Notre Kéké trouvait le temps bien long loin de nous ; jennifer lui chantait des chansons pour l’apaiser et lui donnait ses bonbons préférés. On lui disait combien on l’aimait et que l’on faisait tout ce que l’on pouvait pour le sortir de cet enfer qu’est la fourrière où je me permets de dire, au passage, que les chiens sont détenus dans des conditions inhumaines. Kenzo présentait des plaies dont l’une aux testicules, l’autre à la patte.
J’ai pu enfin avoir un entretien avec monsieur Thiébaut qui m’a dit directement que mon kéké serait euthansié en premier. Jai répondu que je ne voulais pas qu’il soit euthanasié mais là il m’a dit que je risquais 2 ans de prison et une forte amende pour détention illégale de chien (comme si s’était l’ennemi public numéro 1) et quelques jours après notre entretien il a demandé une 2ème détermination de race mais par l’intermédiaire de la fourrière. J’ai alors demander d’avoir le choix du vétérinaire. Cela m’a été refusé (ils l’ont demandé un vendredi comme il le faisaient à chaque fois comme ça je n’ai pas eu le temps de faire le nécessaire pour pouvoir défendre mon kenzo. Le premier vétérinaire était le docteur X Le havre. Le deuxième était la clinique X au havre, le docteur X. A chaque fois Kenzo n’a été ni pesé ni mesuré, aucun test mordeur n’a été pratiqué non plus. A chaque fois j’ai demandé à monsieur Dubuc de la fourrière pour assister a la détermination de race, il me l’a refusé a chaque fois. J’allais voir mon Kéké tous les jours nous avions le droit 1 heure par jour de le sortir dans la cour de la fourrière juste pour lui dégourdir les pattes et qu’il fasse ses besoins car il était très propre et ne faisait que lorsque l’on le sortait. Cela me rendait malade de l’imaginer seul et sans soins dans sa cage, se retenant de faire ses besoins pour ne pas salir son boxe, attendant notre visite. Il hurlait à la mort chaque fois que nous partions. Quand je suis allée revoir monsieur Thiebault pour avoir le résultat de la deuxième détermination de race j’étais déjà bien fatiguée et épuisée moralement( suite a mon handicap je suis plus fragile ) mais surtout très épuisée moralement suite à mon combat et mes nombreuses démarches pour sauver mon Kéké. Je ne dormais pas la nuit en l’imaginant dans sa prison sans sa couette.
Et quand j’ai rencontré monsieur Thiebault il m’a dit que la deuxième détermination n’était pas en ma faveur tout comme la première , et là il m’a redit que je risquais 2 ans de prison et une forte amende. A ce moment là j’étais a bout de forces je lui est dit puisqu’il voulait que signe l’euthanasie qu’il soit content que j’allais signer mais que c’était la mort dans l’âme et que c’était la décision la plus dure que j’aie eue à prendre. C’est en larmes et même au bord de l’évanouissement que j’ai signée la condamnation à mort de mon kéké et depuis je ne cesse de lui demander pardon mon Kéké d’amour. Pas un jour ne passe sans que je pense que je l’ai condamné à mort.
Monsieur le président de la SPA de Bolbec a demandé à monsieur le Procureur de le république de suspendre l’euthanasie de mon Kenzo ce dernier a refusé catégoriquement alors que mon Kenzo n’a jamais mordu personne et n’a jamais été menaçant envers personne.
Quand nous avons été prévenu à la fourrière que l’euthanasie aurait lieu le 24 juillet jour maudit nous avons demandé d’assister à l’euthanasie afin d’accompagner Kéké dans ses derniers instants au remplaçant de monsieur Dubuc. Il nous l’a accordé. Je me souvenais comme Kenzo avait été attentif pour moi quand j’étais malade et je ne voulais pas l’abandonner.
Mais le 23 juillet quelque heures seulement après qu’on nous ait dit que Kenzo allait être euthanasié le lendemain, j’ai reçu un appel téléphonique qui me disait que mon kéké ne serais pas euthanasié le 24 juillet. Ensuite un autre coup de fil pour me dire qu’il le serait, et ça a duré ainsi tout le lundi car le président de la SPA de Bolbec tentait d’obtenir un délai et que la décision changeait sans cesse. Si ça n’est pas jouer avec les émotions des gens. Je tiens a préciser que ça a été toute la journée du lundi une fois oui et l’autre non cet appel venait du responsable de la fourrière
Monsieur le président de la spa de Bolbec venait de me téléphoner pour me dire que monsieur le Procureur de la république venait de refuser de suspendre l’euthanasie alors qu’il demander une semaine de report pour avoir le temps de se retourner pour sauver la vie de mon kéké. Comment voulez vous maintenant que je puisse faire confiance a la justice alors qu’ils ont tuer Kenzo comme si c’était l’ennemi Public numéro 1. Alors que tous ceux qui le connaissaient vous diront qu’il était doux comme un agneau. Nous arrivons à ce jour maudit qui restera graver dans la mémoire de toutes ma famille ………..
Pendant que je partais pour soutenir mon Kéké dans ses dernières heures mes filles de 17 ans 15 ans et 10ans demandaient de l’aide sur internet pour que l’on épargne la vie de notre kéké ( je crois que c est la première fois que je n’ai pas rouspété quelle soient allées sur internet sans ma permission)
Mais pour revenir a ce dernier appel téléphonique du responsable de la fourrière le lundi pour me dire que finalement, l’euthanasie était bien repoussée, je n’y avais pas cru . Je me suis donc rendue à 8 heures ce 24 juillet (quand le dirigeant nous a vu arriver il a été bien surpris ) A ce moment il m’a dit qu’il allait me téléphoner pour me prévenir que finalement c’était bien prévu ce jour du 24 mais bon…………….
J’ y suis allée avec Jonathan et l’ex petite amie de jonathan (Cynthia ) qui voulait me soutenir dans cette épreuve alors que nous disions au revoir a notre Kéké et adieu, là je lui ai demandé pardon (car pour moi j’ai signé sa condamnation à mort et tout les jours je lui demande pardon )
Jonathan lui a demandé pardon il est aussi traumatisé car il avait pris 2 apéritifs chez un copain ça lui a value 0,64 g . Nous attendions une amie madame Delfosse maman de Cynthia. Elle n’a pas pu entrer avec nous car la police était là comme si Kéké était l’ennemi numéro 1 et la porte de la fourrière était fermée à clé. Vers 9h 30 le responsable de la fourrière nous a donner une écuelle avec très peu de pâté pour chien et des granulés de plusieurs couleurs pour assommer un peu notre pauvre Kenzo. Ça l’a fait vomir. C’est Jonathan qui lui a donné cette saleté et là pendant plus de 3 quarts d heure nous l’avons fait marcher nous ne voulions pas qu’il s’écroule au bon milieu de la cour de fourrière et l’assassin de mon Kéké d’amour est arrivé ( le vétérinaire ). A ce moment la Cynthia a hurlé à l’attention de sa mère : « Maman ne les laisse pas faire » ,c’est jonathan qui l’a porter et mis sur la table
Moi j’était au bord de l’évanouissement et la Jonathan m’a dit « maman attend dans la cour ».
Là j’ai redemandé pardon a mon Kéké d’amour c’est Cynthia qui me soutenait. Je ne savais même plus où j’étais. Cette cour que nous avions arpentée pendant 1 mois et demi espérant la clémence des bourreaux de mon Kéké qui avait terriblement maigri, un ultime appel du procureur qui aurait pu le gracier. La c’était fini alors que mes trois filles étaient à la maison en pleures attendant un miracle qui n’a pas eu lieu. Nous sommes restées quelques minutes à la fourrière il était sur la table sans vie nous étions tous les trois en larmes.
Alors que quelques amis nous attendaient dehors au bout de quelque minutes nous sommes sortis. C’est Jonathan qui portait mon Kéké dans ses bras ( il était mort je ne pouvais le croire ) j’étais au bord de l’évanouissement. Quelqu’un dehors a crié « mon Dieu » en voyant le corps de Kenzo pendant dans les bras de Jonathan en larmes. C’est une amie qui m’a aidée a regagner ma voiture alors que ces messieurs de la police était là à nous surveiller. Que redoutaient-ils, Kenzo, le petit innocent était mort. Nous sommes restes prés d’une heure dans la voiture en pleurant, demandant encore pardon à notre Kéké d’amour de ne pas avoir pu le sortir de cet enfer.
Nos amis étaient là, ils ne savaient pas quoi dire tellement nous étions éprouvés. Jonathan était assis sur le siège arrière, Kenzo sur ses genoux, comme s’il dormait et je voyais les larmes de mon fils couler sur son petit corps.
Je tiens a préciser que la fille de Cynthia qui a vécu un certain temps avec Jonathan et qui a maintenant 7 ans me réclame toujours Kéké quand elle me rend visite avec sa maman et sa petite sœur et cynthia me dit toujours qu’elle a toujours su que Kéké ne serait jamais agressif envers personne.
Mon petit fils qui a 14 mois maintenant quand il vient chez moi cherche le kein -kein à mamie. Ma fille de 10 ans demande pourquoi il nous ont tué notre Kéké, ils n’avaient pas le droit.
Les enfant de la famille pleurent leur Kéké d’amour et ne comprennent pas pourquoi on leur a pris. Comment leur expliquer alors que nous ne comprenons toujours pas pourquoi on nous l’a pris.
Aujourd’hui nous sommes tellement en colère que nous n’avons même plus la force de crier nous avons juste la force de pleurer.
Kenzo aurait donné sa vie pour moi et l’on m’a forcée à signer son arrêt de mort.
Aujourd’hui encore, j’ai peine à trouver le sommeil. Des bruits, des images, les hurlements de Kenzo chaque fois qu’on quittait la fourrière me résonnent aux oreilles. Je revis perpétuellement ce cauchemar et j’ai peine à croire encore en la Justice humaine qui peut faire tant de mal aux innocents.
Fin de l’histoire écrite le 27 aôut 2007
Josianne TOUSSAINT
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